Au niveau national, les autorités sanitaires observent "une multiplication par quatre des passages aux urgences pour des raisons liées à la chaleur".
Stéphanie Rist à Paris, le 22 juin 2026. ( AFP / THOMAS SAMSON )
A Paris, 25 personnes ont été victimes d'arrêts cardiaques sur la seule journée de mercredi, contre "moins de 10 habituellement", a indiqué jeudi 25 juin le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
"On commence à avoir et on s'y attendait, (...) les premiers décès" probablement liés aux températures extrêmes, a expliqué le cabinet lors d'un point presse sur les conséquences de la canicule. Ces décès "ne concernent pas que des personnes âgées déshydratées" mais aussi "des jeunes qui font des arrêts cardiaques" , a-t-il ajouté, sans préciser si tous ces arrêts cardiaques se sont soldés par un décès ou non.
Au niveau national, les autorités sanitaires observent "une multiplication par quatre des passages aux urgences pour des raisons liées à la chaleur", et aussi quatre fois plus d'appels à SOS médecins qu'habituellement "sur les dernières vingt-quatre heures".
"La situation passe un cap et il faut qu'on passe en gestion de crise avec tous les leviers possibles" , a estimé le cabinet, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu vient d'annoncer le déclenchement du niveau 3 du plan Orsan, le plus élevé. "Il n'y pas de catastrophe mais les signaux sont suffisamment importants" pour déclencher ce plan, selon le cabinet de Stéphanie Rist.
Saturation
"On commence à voir des déprogrammations (...) et des saturations dans certains services de réanimation", mais "on n'est pas à un stade où il y a des déprogrammations massives" et "tout cela est aujourd'hui maîtrisé", a assuré le ministère.
Même si une baisse relative des températures est attendue ce week-end, "la tension va rester forte" notamment parce que les décompensations de maladies chroniques "surviennent parfois cinq à dix jours après". Il faut s'attendre au déclenchement de "nombreux" plans blancs sur le territoire , a-t-il poursuivi.
La ministre Stéphanie Rist prendra, soit jeudi soit vendredi, un arrêté qui permettra de "mobiliser les étudiants pour venir en renfort" des Samu-SAS, qui répondent aux appels au 15. "Nous allons activer la réserve sanitaire" , a encore indiqué le cabinet.
Concernant la tension dans les services d'urgences, "on a des signaux ponctuellement dans certaines régions" : notamment en Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Grand-Est. "Il y a déjà des plans blancs" dans certains hôpitaux du territoire, mais à ce stade "moins d'une dizaine", a-t-il précisé.
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